Les 10 questions à se poser avant de choisir son nouveau parquet

Les 10 questions à se poser avant de choisir son nouveau parquet

Choisir un nouveau parquet, c’est un moment super excitant. On imagine déjà la chaleur du bois sous nos pieds, l’odeur caractéristique et l’ambiance que cela va créer. Un sol en bois, ça change tout dans une pièce. C’est un véritable investissement pour son confort et pour la valeur de sa maison. Mais voilà, le choix est VASTE. Entre les essences de bois, les types de pose, les finitions… on peut vite se sentir perdu. Pas de panique ! Pour faire le bon choix, celui que vous ne regretterez pas dans dix ans, il suffit de se poser les bonnes questions. On a listé pour vous les 10 points essentiels à clarifier avant de vous lancer. C’est parti.

1. Quel type de parquet pour quelle pièce ?

C’est la toute première question. Logique. On ne met pas le même sol dans une chambre que dans une salle de bain. Chaque pièce a ses propres contraintes. Pour les pièces à vivre comme le salon ou les chambres, le choix est assez libre. Ce sont des zones à passage modéré et sans humidité particulière. Vous pouvez donc vous faire plaisir !

Pour la cuisine ou la salle de bain, c’est une autre histoire. Il faut un parquet qui supporte bien l’humidité et les taches. On pense alors à des essences de bois exotiques comme le teck, le bambou ou le merbau. Ils sont naturellement plus résistants à l’eau.

Une pose collée et une finition huilée ou vitrifiée sont alors quasi obligatoires pour une protection maximale.

2. Parquet massif, contrecollé ou stratifié : quelle différence ?

C’est le grand dilemme. Ces trois termes reviennent tout le temps, mais que signifient-ils vraiment ? C’est simple.

  • Le parquet massif : C’est le roi des parquets. Il est composé à 100% de la même essence de bois. C’est un choix AUTHENTIQUE et extrêmement durable. Son principal atout ? Il peut être poncé et rénové de très nombreuses fois, ce qui lui donne une durée de vie imbattable.
  • Le parquet contrecollé : C’est le bon compromis. Il est composé de 3 couches. Seule la couche supérieure (la couche d’usure) est en bois noble. Les autres sont des dérivés de bois. Il a l’aspect du massif, mais il est souvent plus stable et un peu moins cher. On peut le rénover une ou deux fois, selon l’épaisseur de sa couche d’usure.
  • Le sol stratifié : Attention, ce n’est pas du parquet ! Il imite le bois, mais il s’agit d’une photo de décor imprimée sur un support composite. Il est très résistant aux rayures, facile à entretenir et son prix est très attractif. En revanche, impossible de le rénover en cas de gros impact : il faut changer la lame.

3. Quel budget prévoir ?

La question qui fâche (parfois). Le prix d’un parquet varie ENORMEMENT. Il dépend du type (massif, contrecollé, stratifié), de l’essence de bois, de l’épaisseur et de la finition. Pour vous donner une idée, le stratifié est le plus abordable. Le contrecollé se situe au milieu.

Et le massif représente le budget le plus conséquent.

Mais attention ! Il ne faut pas oublier les coûts annexes. Pensez au prix de la sous-couche (indispensable pour l’isolation phonique), des plinthes, des barres de seuil et, bien sûr, de la pose si vous ne le faites pas vous-même. Un projet se calcule dans sa globalité.

4. Quelle essence de bois choisir ?

Le chêne est la star incontestée en France. Et pour cause. Il est robuste, son esthétique est intemporelle et il se décline en une multitude de teintes et de finitions. C’est une valeur sûre. Mais il existe des dizaines d’autres options. Le hêtre, le frêne, l’érable sont des bois clairs qui apportent beaucoup de lumière.

Le noyer, plus foncé, donne un côté très chic et chaleureux.

Chaque essence a sa propre dureté, sa propre couleur et son propre veinage. Le choix est très personnel. Il dépend de vos goûts et du style de votre intérieur. Pour y voir plus clair, des spécialistes peuvent vous guider. Par exemple, l’équipe de Les Parqueteurs Bordelais connaît sur le bout des doigts les spécificités de chaque essence et saura vous conseiller selon votre projet. Si vous êtes dans la région de Bordeaux, vous pouvez faire appel à eux.)

Le chêne reste le choix le plus populaire pour son excellent rapport esthétique/durabilité.

5. Quelle finition pour mon parquet ? (Vitrifié, huilé, ciré)

La finition, c’est la couche de protection de votre parquet. Elle va aussi déterminer son aspect et son entretien. On en distingue trois principales.

La finition vitrifiée (ou vernie)

C’est la plus courante. On applique un vernis qui crée un film protecteur invisible et imperméable à la surface du bois. L’entretien est très simple : un coup d’aspirateur et une serpillère humide suffisent. Le rendu peut être mat, satiné ou brillant.

La finition huilée

Ici, l’huile pénètre dans le bois pour le protéger de l’intérieur. L’aspect est très naturel et mat, on sent la texture du bois sous les pieds. C’est magnifique. L’entretien demande un peu plus d’attention : il faut utiliser un savon noir spécial et appliquer une nouvelle couche d’huile une à deux fois par an sur les zones de passage.

La finition cirée

C’est la finition traditionnelle par excellence. Elle donne une patine et une odeur inimitables. C’est aussi la plus fragile et celle qui demande le plus d’entretien (il faut la lustrer régulièrement). Un choix pour les puristes.

6. Pose collée, flottante ou clouée : que faut-il savoir ?

Il existe trois techniques pour poser un parquet. Le choix dépend surtout du type de parquet et du support existant.

La pose flottante est la plus simple et la plus rapide. Les lames s’emboîtent les unes dans les autres, sans être fixées au sol. On la réserve aux parquets contrecollés et aux sols stratifiés.

La pose collée consiste à coller directement les lames sur une chape de béton ou un ancien carrelage. Elle offre un excellent confort acoustique (moins de bruits de pas) et elle est obligatoire pour les planchers chauffants.

Enfin, la pose clouée est la méthode traditionnelle pour le parquet massif. Les lames sont clouées sur des pièces de bois, les lambourdes. C’est un vrai savoir-faire d’artisan.

7. Comment mon parquet va-t-il vieillir ?

Un parquet vit. C’est important de l’accepter. Avec le temps et l’exposition à la lumière, sa couleur va légèrement évoluer. C’est tout à fait normal. Il va aussi subir de petites rayures, des petits chocs… C’est ce qui fait son charme et son histoire ! Un parquet n’est pas un sol en PVC, il n’est pas fait pour rester impeccable comme au premier jour.

Un parquet en bois massif ou contrecollé de qualité est conçu pour durer des décennies, voire une vie entière. C’est sa capacité à être poncé qui lui assure cette longévité. Une belle rénovation peut lui redonner son aspect neuf, même après 20 ans.

8. Quel entretien pour mon futur sol ?

La question de l’entretien est directement liée à la finition choisie. Mais quelques règles de base s’appliquent à tous les parquets. La règle d’or : pas d’eau en grande quantité ! On utilise toujours une serpillère très bien essorée.

Pensez à mettre des patins sous les pieds de vos meubles (chaises, tables, canapé) pour éviter les rayures. Et placez un paillasson à l’entrée pour retenir les gravillons qui sont l’ennemi numéro un du bois. Un entretien régulier et doux est la clé pour conserver un beau parquet pendant longtemps.

9. Le parquet est-il compatible avec un chauffage au sol ?

Oui ! C’est une question très fréquente aujourd’hui. Et la réponse est positive, mais sous conditions. Il ne faut pas choisir n’importe quel parquet. Le MEILLEUR candidat est le parquet contrecollé, car sa structure le rend très stable face aux variations de température.

La pose collée en plein est alors indispensable pour assurer une bonne diffusion de la chaleur. Pour le parquet massif, c’est possible mais plus délicat. Il faut choisir une essence de bois stable et une épaisseur limitée (souvent 14 mm maximum). Dans tous les cas, il faut respecter un protocole de mise en chauffe progressif.

10. Est-ce que je le pose moi-même ou je fais appel à un pro ?

La réponse dépend de vos talents de bricoleur, du temps dont vous disposez et du type de pose. La pose flottante d’un sol stratifié dans une pièce carrée est accessible à un bon bricoleur. Ça demande de la patience et de la précision.

En revanche, une pose collée ou, a fortiori, une pose clouée, c’est un autre niveau. Cela demande un vrai savoir-faire et un outillage spécifique. Faire appel à un professionnel, c’est la garantie d’un travail parfait, de finitions impeccables et d’une vraie tranquillité d’esprit.

Et le temps gagné est souvent considérable.

Voilà ! Vous avez maintenant toutes les cartes en main. Choisir son parquet, c’est avant tout une histoire de bon sens et de projection. En répondant à ces quelques questions, vous vous assurez de faire un choix éclairé, un choix qui correspond à votre mode de vie et à vos envies.

Pour un sol qui vous apportera de la joie pendant de très nombreuses années. Alors, prêt à vous lancer ?

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